PAR : Mike Janyk PHOTOGRAPHIE : ACA/Pentaphoto.

Après 50 ans, la Coupe du monde doit retrouver l’équilibre entre les athlètes et les partisans.

Le circuit de ski alpin de la Coupe du monde célèbre ses 50 ans cette saison, mais, de plus en plus, le monde de la compétition de ski trouve qu’il tombe désormais à plat. Il est vrai que, en tant qu’athlètes, nous semblons aimer nous plaindre presque autant que nous aimons skier : Les entraîneurs nous poussent trop, ou pas assez. Il fait trop froid. Il fait trop chaud. Mon numéro de départ est merdique. Le remonte-pente est trop lent. Je me suis moi-même plaint plus souvent qu’autrement au cours de ma carrière de 10 ans sur le circuit de la Coupe du monde, puis, depuis mon retrait de la compétition, à titre de membre de la commission des athlètes de la Fédération Internationale de Ski (FIS).

Il est toutefois clair qu’il y a de vrais défis. Statistiquement parlant, le nombre de téléspectateurs est demeuré relativement stable au cours des dernières saisons, bien qu’il convienne de noter que plus de temps d’antenne total est requis pour obtenir la même incidence médiatique en général. Pourtant, Rogers Sportsnet a supprimé les compétitions de ski de la Coupe du monde de sa liste de télédiffusion. Notre situation actuelle peut être jugée solide en surface, mais chancelante en profondeur.

D’un point de vue positif, tout ce chialage peut être transformé en motivation pour réussir et peut parfois même unir une équipe, plus particulièrement lorsque tous les membres disent ce qu’ils ont sur le cœur. Il peut aussi être à l’origine d’excellentes discussions menant à des idées constructives en vue d’apporter un changement positif.

Dans son mot d’ouverture à la dernière conférence de la FIS, Niklas Carlsson, président du comité de la Coupe du monde de ski alpin, a insinué que le ski alpin pourrait être dans une « crise de la quarantaine ». Cette affirmation a été renforcée par l’intermédiaire de questions posées par le président du comité de ski alpin de la FIS Bernhard Russi : « Savons-nous qui nous sommes? Où nous en sommes? Et où nous voulons aller? »

Pour moi, ces remarques sont pleines d’espoir, comme une bouffée d’air frais après avoir été sous l’eau beaucoup trop longtemps. Ces mots signifient que nous sommes prêts à changer et représentent la possibilité de découvrir une nouvelle façon d’avancer.

Avant de chercher une solution, jetons un coup d’œil aux questions de Russi et voyons si nous pouvons y répondre en revenant sur où nous avons commencé, o