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La Femme d’or

Marielle Thompson fait un retour fulgurant au sommet du podium

PAR : Christina Newberry

Pour Marielle Thompson, médaillée d’or olympique en titre à l’épreuve féminine de ski cross, le sport est une histoire de famille. Son frère, Broderick, qui a récemment joint l’équipe canadienne masculine de ski alpin, aime s’attribuer une partie du mérite de la réussite de sa sœur. (« Ce qui est plutôt vrai, affirme-t-elle. Il a toujours été celui qui me donnait la motivation nécessaire pour aller de l’avant. Chose certaine, nous sommes très proches. ») Sa petite sœur, Tess, a participé à des compétitions de ski jusqu’à l’âge de 13 ans, et ses parents, Rod et Pam, sont tous deux d’anciens moniteurs de ski qui skient maintenant « seulement pour le plaisir » avec leurs enfants. Rod a récemment pris sa retraite de l’école secondaire de Whistler, où il supervisait un programme permettant aux athlètes étudiants de maintenir leur horaire d’entraînement rigoureux, en plus d’avoir fait du bénévolat à la porte de départ de Nakiska au cours des dernières années.
Il s’agit là de quelque chose de tout naturel pour une famille établie à Whistler, en Colombie-Britannique, la ville dans les montagnes d’où proviennent les deux médaillées d’or en ski cross du Canada.

« C’est une collectivité très active, où tout le monde appuie vraiment le sport, indique Thompson. Ce contexte crée de bons athlètes. »

Thompson était en 12e année lorsqu’elle a vu sa coéquipière du Whistler Mountain Ski Club, Ashleigh McIvor, remporter la médaille d’or en ski cross aux Jeux olympiques de 2010. « Comme je connais Ashley depuis que je suis toute petite, il a été très inspirant de voir qu’une athlète de Whistler pouvait remporter une médaille d’or olympique, ajoute Thompson. Je me disais qu’il serait incroyable si je pouvais en faire autant, mais je ne pensais pas que cela était réaliste dans les quatre prochaines années. »

Toutefois, Pam a toujours su que sa fille était vouée à de grandes choses. « Quand les gens lui demandent si elle s’attendait à ce que son enfant remporte les Jeux olympiques, elle répond : “Mais bien sûr!” », explique Thompson.

La jeune femme de 23 ans affirme avoir la réputation d’être sérieuse, mais, en fait, elle peut parfois être tout le contraire. « Quand je compétitionne, je suppose que je ne montre pas beaucoup mes émotions, donc les gens croient que je suis toujours fâché. Je donne l’impression que je ne suis pas heureuse, mais c’est que je suis habituellement très concentrée quand je skie. » Pour se concentrer, elle écoute des chansons de Taylor Swift ou de Katy Perry, des chansons dynamiques qu’elle choisit parce qu’elles sont positives et faciles à fredonner.

En dehors des pentes, Thomson aime toute chanson qu’elle peut chanter, des anciens artistes, comme Marvin Gaye, au « rap de la vieille école » que ses coéquipiers masculins lui ont fait découvrir. Dans ses heures de loisirs, elle patine et joue au hockey bottine en hiver, alors que, en été, elle aime aller en randonnée, nager et faire de la planche à bras (« paddleboard »), en plus de jouer à la balle lente au sein d’une équipe qui comprend les cinq membres du clan Thompson.

Après une blessure au ménisque qui a mis fin à sa saison en février 2015, Thompson se dit prête à reprendre la compétition. « Je me sens vraiment bien, indique-t-elle. Je crois que je peux reprendre là où j’en étais. »

La dernière saison complète de Thompson (2013-2014) s’est conclue par un deuxième globe de cristal, ce qui l’a placée dans une position plutôt ambitieuse à atteindre. Elle connaît un départ prometteur, ayant monté sur la première marche du podium à sa première compétition de la saison. Je vous parie que les attentes d’au moins quatre autres personnes sont aussi hautes : Broderick, Tess, maman et papa.