Par Louise Hudson

Regarder les Jeux d’hiver est plutôt inspirant tant pour les skieurs que pour les planchistes, mais qu’en est-il de skier avec un athlète olympique pour accroître son charme en montagne?

Whistler Blackcomb décroche l’or en ce qui a trait à la quantité d’athlètes olympiques qui servent de guides à la station de 8 171 acres. Né des Jeux olympiques de 2010 à Vancouver, le programme « Ski/Ride with an Olympian » présente un grand nombre de vedettes locales heureuses d’enseigner les techniques du ski et du surf des neiges aux touristes. Tout comme Spanky’s Ladder, le prix est quelque peu élevé – une leçon privée d’une journée complète avec une médaillée d’or comme Ashleigh McIvor, championne de ski cross, se chiffrant à 2 500 $. Nommée « l’athlète d’hiver préférée de Whistler » pour la 5e année, McIvor, née et élevée dans la région, a eu la chance de jouir d’un aperçu cinq étoiles des expériences dans les grosses montagnes à Whistler Blackcomb.

Justin Hartwell gère le programme des athlètes olympiques qui, affirme-t-il, a déjà gagné en intérêt cet hiver et dont les places s’épuisent en haute saison malgré des prix pour une journée privée à partir de 995 $. « Un grand nombre des athlètes participant au programme ont compétitionné sur la montagne en 2010, explique Hartwell. C’est donc vraiment génial, car ils connaissent déjà bien l’endroit et peuvent vous raconter des histoires sur leurs descentes pendant que vous skiez. »

La planchiste Mercedes Nicoll travaille pour le programme depuis trois hivers. « Je crois qu’une expérience avec un habitant de la région change complètement la donne. J’ai grandi à Whistler, donc j’ai toujours du plaisir à guider les gens, explique-t-elle. Comme j’ai participé à trois éditions des Jeux, je peux faire part de mes expériences olympiques à tous, ce qui leur donne la primeur sur ce en quoi consiste vraiment la compétition aux Jeux olympiques. Le programme attire les gens célébrant un anniversaire important, ainsi que les entreprises », ajoute-t-elle. Et, il est aussi très efficace pour progresser en ski : « Un participant a indiqué que les pistes losange noir ne l’intéressaient pas et, vers la fin de la journée, il s’est lui-même lancé sur une piste losange noir », affirme Nicoll, qui est la planchiste ayant le plus de médailles à son actif au sein de l’équipe canadienne féminine de demi-lune, ayant été reconnue à Turin, en 2006; à Vancouver, en 2010; et à Sochi, en 2014.

Et que pensez-vous de descendre la Dave Murray Downhill avec la fille de celui qui lui a donné son nom, Julia Murray, athlète olympique de ski acrobatique? « Il est toujours agréable de descendre la piste de mon père et de raconter aux gens l’histoire des “Crazy Canucks”, indique Murray, qui est fiancée à l’athlète olympique Davey Barr. Pendant quelques saisons épiques, un même groupe l’a embauchée pendant 30 jours : « J’ai eu la chance de les voir progresser, c’est certain. »

Comptant plus de 30 ans d’expérience à Whistler, Darren Chalmers – vedette de slalom géant en surf des neiges de Nagano, en 1998, et de Salt Lake City, en 2002 – donne des conseils visant à parfaire sa technique de tous les jours depuis 2011. « Personnellement, j’aime que les gens qui surfent avec moi vivent une expérience qui les amène à dépasser leurs limites habituelles, déclare-t-il. Je montre aux participants à raffiner leur technique d’une façon qui leur permet d’avoir plus de contrôle et d’être plus à l’aise sur les pistes. De plus, de nombreux participants veulent parcourir de très grandes distances sur la montagne, donc il faut surveiller leur condition physique et leur degré d’énergie, puis leur imposer des pauses. » Ayant un parti pris pour les participants intermédiaires-avancés, Chalmers privilégie le glacier Blackcomb, le sommet Whistler et la zone Harmony les journées de poudreuse fraîche ou profite des pistes parfaitement damées dans le secteur desservi par le remonte-pente Crystal.

L’athlète olympique de Whistler Robbie Dixon, qui a pris sa retraite du ski professionnel l’an dernier, a décidé d’aider à promouvoir sa ville de ski adorée. « Il y a toujours une façon de skier sur cette montagne. Peu importe les conditions, on peut s’y rendre et passer un bon moment, explique-t-il. Et, j’adore pouvoir montrer cela aux gens. » Bien que les participants soient initialement en admiration, la plupart sont sincèrement emballés au moment de faire sa rencontre. « Je suscite leur enthousiasme à l’égard d’une journée de rêve sur la montagne, ajoute-t-il. On me pose beaucoup de questions sur mon expérience en tant qu’athlète de compétition et de représentant du Canada dans mon propre pays. »

Big White, cofondée par Cliff Serwa dans les années 1960, est la montagne de ski d’attache de sa petite-fille, Kelsey Serwa, depuis 28 ans. La médaillée d’argent en ski cross aux Jeux de Sochi, en 2014, a aussi participé aux Jeux de Vancouver, en 2010. Celle qui espère décrocher d’autres médailles en Corée du Sud verra son programme d’entraînement olympique reprendre à Big White après les Jeux, quand son calendrier de compétition le lui permettra, peut-être avec un camp de ski cross à la fin de la saison. Serwa y offre des leçons de ski inspirantes depuis les deux dernières saisons.

Sun Pe