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PAR : Lori Knowles PHOTOGRAPHIE : Peter Gilbert

Voici comment nous sommes passés de la royauté à la pauvreté. La semaine a commencé dans une suite à trois chambres à l’étage supérieur de l’Hotel Vancouver Fairmont, avec vue sur la galerie d’art de la ville et une bouteille de champagne brut d’Okanagan dans le réfrigérateur du minibar. Le mercredi, enveloppée d’un peignoir en tissu éponge, j’allais prendre un bain de vapeur au Four Seasons Whistler. Maintenant, je vous écris de ma salle de bains de 4 pi sur 4 pi de ma caravane, au son de la pluie battante frappant le toit de tôle et du hurlement d’un train de marchandises passant tout près du terrain de caravaning. Sur la plaque d’immatriculation de la camionnette rose de mes voisins, on peut lire : D-Woman. Comme mon beau-père, juge au tribunal criminel, répétait souvent, je suis passée du penthouse à la latrine. Voici comment j’en suis arrivée là :

Pause en ville : Vancouver

Après Revelstoke, nous avons pris une brève pause du ski. Un ami travaillant pour Fairmont a eu pitié du #FuntasticSkiFour et nous a trouvé une chambre à l’Hotel Vancouver. Pour deux splendides nuits, nous avons vécu la vie d’Eloise, errant dans trois chambres de style victorien à moquette moelleuse, avec des meubles couverts de chintz et une cuisine séparée. Sur les étiquettes des bouteilles de lotion dans la salle de bains, on pouvait lire : Pour le FuntasticFour – Je vous jure! Pour nous divertir, nous sommes montés à bord d’un bateau-taxi en direction de l’île Granville, où nous avons mangé tout simplement les meilleurs biscuits au beurre d’arachide au monde. Comme notre chien nous manquait tellement (nous l’avions laissé à Muskoka avec ses cousins), nous avons pris le temps de promener Beau, le labrador jaune qui habite à l’Hotel Vancouver. Ou, devrais-je plutôt dire, Beau nous a promenés. Comme il aimait uriner sur la pelouse de la galerie d’art de Vancouver, Beau est tout un critique d’art selon Peter.

Whistler, Vittorio et faux-filet à os long

Ensuite, nous avons pris le Sea to Sky jusqu’à Whistler Blackcomb (www.whistlerblackcomb.com – en anglais seulement), membre de la Mountain Collective. Whistler est comme mon deuxième chez-moi puisque j’y ai travaillé dans ma vingtaine; je me suis sentie un peu comme si je mettais de bonnes vieilles pantoufles à mon arrivée. Mais, cette fois, nous avons logé au Four Seasons Whistler (en anglais seulement), un bond à la Lebron James par rapport à l’hébergement du personnel de Blackcomb de l’époque. Vittorio, un Italien parlant tout bas à la poignée de main veloutée, nous y a accueillis. Vittorio a l’habitude de sauter par-dessus le comptoir d’enregistrement quand il parle à ses clients, une tactique du Four Seasons visant à nous faire sentir les bienvenus. Je dois dire que c’est réussi.

Quatre peignoirs doux nous attendaient dans la salle de bains de marbre; nous les avons enfilés avant de nous diriger vers la piscine extérieure comme si nous étions chez nous. Il y avait des œuvres d’art – des peintures à l’huile, des aquarelles illustrant des paysages montagneux – partout sur les murs, dans le hall, dans la bibliothèque éclairée par des lampes.

Nous avons soupé près du foyer au Sidecut Modern Steak + Bar, où la nourriture est exquise et le service, exceptionnel. À la table voisine, une famille de cinq a commandé le faux-filet à os long de 48 oz. Un serveur est venu découper la bête, le jus colorant toute l’assiette d’une teinte rougeâtre. Un des enfants vêtus d’un haut de style polo à la table s’est mis à faire des caprices. Sa mère lui a dit : « Tiens-toi bien ou je te déshérite. »

Le lendemain, nous avons skié sous le soleil. Oui, le soleil se pointe à Whis