La réduction au minimum des répercussions d’une station de ski sur l’environnement est une question d’équilibre. Des télésièges à la fabrication de neige, de la gestion des déchets à l’éclairage des pistes en soirée, les défis varient selon les saisons, les conditions météorologiques locales et le climat.

« Nous œuvrons au sein d’un secteur qui est sensible à la préoccupation environnementale, explique Lindsay Ayers, directrice de la planification et de l’environnement à Blue Mountain Resort (BMR). Nous nous sommes engagés à être une excellente entreprise et des plus durables que possible. »

Pendant plus de dix ans, Lindsay a veillé à demeurer à la hauteur sur le plan environnemental. Elle est chargée de surveiller BMR de la tête aux pieds, soit en surface, sous la terre et depuis le ciel.

EAU

La grande majorité des stations de l’Est de l’Amérique du Nord comptent sur des systèmes de fabrication de neige. Chaque saison, la quantité d’eau utilisée pour fabriquer de la neige varie, mais les objectifs de consommation d’eau de BMR demeurent les mêmes : prendre que ce dont on a besoin et s’assurer que l’eau demeure de haute qualité.

« Nous ne prenons qu’une petite proportion de ce que nous sommes autorisés à prendre de la baie Georgienne », déclare Ayers.

L’eau est puisée par la station de pompage de BMR, à Northwinds Beach, et acheminée à la station par voie souterraine. Le ministère de l’Environnement et du Changement climatique de l’Ontario a délivré à la station un permis pour prendre de l’eau, mais avec des limites. Grâce à la géographie, l’eau à BMR est utilisée selon un système en boucle fermée, ce qui signifie que la plupart de l’eau puisée retourne aussi à la baie.

Il faut de la planification et des efforts pour minimiser les effets de l’exploitation d’une destination quatre-saisons sur l’escarpement du Niagara, une réserve de biosphère mondiale de l’UNESCO.

« Environ 90 % de l’eau retourne dans la baie Georgienne, une petite quantité s’évaporant », explique Ayers. La consommation augmente en hiver pour la production de neige, mais diminue en été.

Des échantillons d’eaux de ruissellement sont analysés par un tiers laboratoire chaque mois, du printemps à l’automne, afin d’évaluer divers paramètres de qualité de l’eau, alors qu’une étude benthique sur l’habitat des poissons et des invertébrés est menée tous les cinq ans par l’un des consultants en environnement de BMR. La station a aussi récemment mis à jour son manuel sur les meilleures pratiques de gestion de la construction et de l’entretien des pistes afin de s’assurer de prendre les mesures les plus appropriées, y compris le contrôle de l’érosion et des sédiments, pendant les activités d’aménagement.

PISTES

Comme BMR chevauche l’escarpement du Niagara, tous les travaux d’aménagement sur les pentes de ski sont régis par la Commission de l’escarpement du Niagara (CEN). Par conséquent, BMR travaille en collaboration avec la CEN chaque fois qu’elle souhaite donner un coup de pelle. De plus, BMR converge vers le sentier Bruce de renommée internationale.

« Nous avons des sentiers de randonnée pédestre publics qui sillonnent l’escarpement; certains d’entre eux rejoignent le sentier Bruce », ajoute Ayers. Le fait que des sentiers de randonnée pédestre entretenus par BMR croisent le sentier Bruce à certains endroits alimente un sens de la connexion et de la collectivité.

ÉNERGIE

Il faut de la planification et des efforts pour minimiser les effets de l’exploitation d’une destination quatre-saisons sur l’escarpement du Niagara, une réserve de biosphère mondiale de l’UNESCO. L’adoption d’un éclairage à diode électroluminescente (DEL) ultra-efficace sur le plan de l’énergie pour le ski de soirée représente un secteur dans lequel des progrès ont été réalisés. BMR a mené un projet pilote en installant des lumières à DEL sur certaines pistes de ski la saison dernière.

« On peut voir la différence, affirme Ayers. La lumière est plus uniforme, plus vive, et plus blanche que jaune. »

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