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Foire aux questions sur une athlète olympique : Kelsey Serwa

L’athlète de ski cross Kelsey Serwa est sur un élan depuis sa première victoire en 2010. Membre de l’équipe canadienne de ski cross, elle s’entraîne maintenant pour les Jeux olympiques de 2018. Nous avons rencontré la championne du monde, championne nationale, médaillée d’or aux X-Games et médaillée d’argent aux Jeux olympiques, native de Kelowna, en Colombie-Britannique, entre deux descentes d’entraînement à Kitzbühel, en Autriche. 

Vous avez subi une opération au genou l’an dernier, comment vous sentez-vous maintenant?

Ma force est égale entre le genou gauche et le genou droit, et je ne pourrais être plus heureuse compte tenu d’où j’en étais en décembre dernier. Je n’ai pas eu de gros accident, mais seulement subi un fort impact, qui a fait en sorte qu’un morceau de cartilage du fémur s’est détaché. On a nettoyé le tout, et j’ai recommencé la compétition la saison dernière, mais, comme je voulais une solution permanente, cela a rallongé le processus de réadaptation. Cependant, je suis très heureuse de cette décision et je n’ai plus aucune douleur maintenant.

 

Comment vous y êtes-vous prise pour vous rétablir de cette blessure?

J’ai toujours été optimiste et j’ai toujours consacré les heures qu’il fallait pour me rétablir entièrement après une blessure. C’est un aspect du sport avec lequel chaque athlète doit composer à un moment ou à un autre de sa carrière. Il est donc normal d’avoir à le faire, et cela met à rude épreuve la passion et le dévouement d’un athlète, car tout exige beaucoup plus d’efforts que lorsqu’on est en santé et qu’on ne cesse de gagner en force. Évidemment, c’est toute une épreuve mentale d’avoir à recommencer à zéro et à mettre beaucoup d’efforts seulement pour revenir à la normale. Mais, j’ai l’impression d’avoir bien surmonté ces difficultés, et cela m’a définie d’une manière dont je suis fière.

 

Vous vous êtes remise d’une blessure grave au ligament croisé antérieur pour remporter la médaille d’argent à Sochi…

J’ai la chance d’avoir accès à un entraîneur et physiothérapeute formidable, ainsi qu’aux médecins de l’équipe et tout ça, donc, je n’avais pas à affronter cette épreuve seule; toute une équipe était à mes côtés à chaque moment du processus de réadaptation.

 

Êtes-vous agitée avant des compétitions importantes?

Je m’emballe manifestement avant les compétitions et j’en suis, en fait, vraiment heureuse, car c’est un signe que j’ai encore beaucoup de passion pour le sport et la compétition. Il est évident que cela s’accompagne aussi de petits papillons dans l’estomac et d’une surcharge d’adrénaline. Cependant, quand je suis devant la porte de départ, prête à compétitionner, je suis capable de me concentrer sur ce que je dois faire et de stabiliser ces papillons.

 

Si l’on se tourne vers PyeongChang, quelle quantité de travail pouvez-vous accomplir pour vous préparer à la piste olympique?

Nous avons eu une compétition préliminaire à cet endroit pendant la Coupe du monde en 2015. Je suis arrivée deuxième, et je suis une personne qui attaque les pistes où j’ai bien réussi avec confiance, et la Corée est l’une d’elles. Bien entendu, cela sera différent pendant les Jeux olympiques; la montagne est la même, mais tout le reste sera différent. Je sais que c’est un endroit venteux, donc cela a toujours été un facteur. Je suis certaine que nous verrons de nouvelles choses, mais aussi des choses familières.

 

En ski cross, devez-vous partager votre attention entre votre descente et celle des autres compétiteurs?

Quand on est en tête du peloton, on cherche à aller le plus vite possible et à protéger l’intérieur de ses virages. Mais, si l’on est deuxième, troisième ou quatrième, il s’agit de positions où l’on analyse où les gens sont sur la piste et les possibilités à saisir. Si les choses vont bien, tout s’aligne en conséquence et on n’a pas à trop penser à chaque mouvement; cela se fait tout naturellement.

 

Qu’est-ce qui vous passe par la tête pendant une compétition?

On se prépare autant que possible avant chaque compétition. Il faut se donner des options, choisir les endroits où dépasser, mais ce qui est bien à propos du ski cross, c’est qu’il y a beaucoup de décisions à prendre et qu’il faut réagir rapidement. Donc, selon sa position, on peut soit chercher à empêcher un dépassement ou à en faire un, ou encore à maintenir sa position. Pour ma part, je m’en tiens au stimulus, en me concentrant sur la piste et en évitant de trop penser à la ligne d’arrivée. Dans notre sport, il est important de demeurer concentré et de lutter du début à la fin.

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